Le génogramme

Certaines difficultés sont dues à un dysfonctionnement actuel au sein de la famille mais elles peuvent aussi prendre racine dans l’histoire familiale.

En effet, il existe des choses qui se transmettent d’une génération à l’autre de façon inconsciente, comme des valeurs, des habitudes, des rôles, des secrets, des rancunes, les loyautés, des sensibilités etc. En particulier, tout ce qui fait l’objet d’un tabou au sein de la famille risque de finir par apparaître aux générations suivantes sous forme de mal être, d’angoisse diffuse mais aussi de relations conflictuelles avec l’entourage. Parmi les situations retrouvées fréquemment dans l’histoire de la famille et sources de problèmes aux générations suivantes on retrouve les deuils non résolus (enfant de remplacement par exemple) mais aussi les secrets de famille ou non-dits (agression sexuelle, enfant caché, maladie mentale, suicide, etc.).

Ainsi, l’histoire de la famille nous influence, elle transporte avec elle des valeurs, des émotions et des comportements transmis depuis des générations. Tenter de la décrypter offre un support de réflexion sur notre personnalité, notre trajectoire de vie. Le principe de base des thérapies familiales est de considérer que le tout est plus que la somme des parties, c’est à dire que l’on peut comprendre le fonctionnement de chaque personne que si l’on prend en compte l’ensemble du système. La notion d’individu isolé perd son sens au détriment d’une logique de compréhension des sujets en relation entre eux. Il faut mettre en lien le présent avec les événements qui ont marqués l’histoire familiale, les mythes, les règles, toute la charge émotionnelle transmise entre les générations. Il est important de prendre conscience que nous sommes les héritiers d’une histoire mais nous ne sommes pas obligés de la porter.

Afin d’analyser la structure de la famille, il est utile d’utiliser un génogramme.

Le génogramme est une carte historique et relationnelle de la famille. Il se présente comme un arbre généalogique sur lequel on aurait ajouté les liens et les ruptures de liens entre les personnes ainsi que les répétitions transgénérationnelles de comportements de dépendance ou de vulnérabilité.

L’idée n’est pas de monter un arbre parfait. Ce n’est pas de la généalogie au sens propre. On peut avoir un arbre incomplet, ne pas connaître son grand-père biologique par exemple n’est pas une fin en soi. L’important est de libérer la parole à partir de ces événements ou de ces zones d’ombre. En cela, le génogramme se veut être un support permettant de se réapproprier son héritage familial (à partir duquel on développe des comportements dictés par une sorte de loyauté inconsciente) pour mieux s’en dégager. Il constitue une riche source d’hypothèses sur la manière dont un problème clinique peut être relié au contexte familial. Il offre des clés importantes pour identifier et comprendre la nature des impasses et ainsi aider les personnes à réorganiser leur comportement et leurs relations, à reprendre la maîtrise de leur vie.

Exemple de génogramme tiré de la revue Cairn

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