Psychothérapie d'orientation analytique

Un espace de liberté psychique

Je suis particulièrement sensible à celles et ceux qui éprouvent les normes sociales, familiales ou professionnelles comme une contrainte et qui cherchent à se dégager de la place qui leur a été assignée. Cela peut concerner les personnes LGBTQ+, les parcours atypiques, les ruptures avec le milieu d'origine ou encore des choix de vie qui interrogent ou déconcertent l'entourage

Mon parcours

Diplômée de l'Université Paris Descartes, j'ai été formée aux TCC dans le cadre de la prise en charge des addictions aux substances et comportementales (jeu d'argent, pornographie, sexe, jeux vidéo…) ainsi que du psychotraumatisme. Depuis quelques années, je me tourne davantage vers la psychothérapie d'orientation analytique, qui permet d'explorer plus largement l'histoire, les conflits intérieurs et les répétitions à l'œuvre dans la souffrance. Je peux ainsi adapter mon travail à ce qui amène chacun à consulter, qu'il s'agisse de trouver une aide face à une difficulté précise ou d'engager un travail plus approfondi pour mieux se connaître et comprendre les relations que l'on entretient avec les autres.

Deux manières d'entendre la souffrance psychique :

Critères L'approche comportementale (TCC) La thérapie d'orientation analytique
Le point de départ On part d'une souffrance et on cherche à comprendre les mécanismes comportementaux qui la maintiennent.
On part d'une souffrance que l'on cherche à inscrire dans l'histoire singulière de la personne.
La méthode Une méthode structurée, fondée sur des protocoles avec des objectifs mesurables et un cadre généralement limité dans le temps.
Un travail qui ne repose pas sur une grille de lecture toute faite, mais cherche à comprendre, à l'aide de l'association libre, la place particulière du symptôme dans l'histoire de chacun.
Le symptôme L'objectif est de faire cesser un symptôme précis.


Le symptôme est considéré comme la partie émergée de l'iceberg : il peut exprimer quelque chose de l'histoire du sujet, de ses conflits intérieurs ou de ses désirs inconscients.
La fonction du symptôme La disparition d'un comportement ne fait pas nécessairement disparaître le besoin auquel il répondait. Le sport, par exemple, peut offrir une manière plus constructive de réguler l'angoisse que l'alcool ; mais on remplace une dépendance par une autre sans que la souffrance affective sous-jacente soit travaillée.


Le symptôme peut avoir une fonction protectrice : il permet parfois d'éviter une angoisse ou une confrontation psychique plus difficile à supporter. Il peut aussi participer à un certain équilibre. C'est pourquoi le travail cherche à comprendre ce que le symptôme vient exprimer, sans chercher à le supprimer trop rapidement.
La singularité Un symptôme donné présente des mécanismes relativement similaires d'une personne à l'autre, ce qui permet de recourir à des méthodes éprouvées.

Un même trouble peut avoir un sens très différent d'une personne à une autre.

L'inconscient et le désir

Pour la psychanalyse, nous ne sommes pas totalement transparents à nous-mêmes. Ce qui est refoulé continue de vivre en nous et trouve toujours d'autres chemins pour se manifester.

L'inconscient

Ce qui nous échappe

Nos pensées, nos affects et nos désirs ne nous sont pas toujours accessibles. Pourtant, ils continuent de se manifester à travers nos rêves, nos lapsus ou nos symptômes. Les écouter permet de mieux comprendre ce qui se joue en nous.

Écouter ce qui nous dérange

Accueillir ce que nous voudrions refouler

Certains désirs ou fantasmes nous inquiètent parce qu'ils heurtent l'image que nous avons de nous-mêmes. Les reconnaître ne signifie ni les approuver ni les réaliser. Il s'agit de pouvoir les entendre sans qu'ils conservent tout leur caractère menaçant.

Le désir

Distinguer ce qui nous appartient

Entre ce que nous désirons et ce que nous pensons devoir être, l'écart peut être source de souffrance. Explorer cet écart permet de reconnaître ce qui nous anime véritablement, au-delà des attentes de notre entourage, de la peur de déplaire ou du besoin d'être aimé.

Pour aller plus loin

La méthode

Je travaille à la fois à partir de ce qui est conscient mais également à partir de l'inconscient. Voici quelques principes qui guident la thérapie.

L'association libre

Parler sans trier pour laisser émerger l'inattendu

La règle fondamentale consiste à dire ce qui vient à l'esprit sans chercher à organiser son discours ni censurer ce qui paraît honteux ou sans rapport. Un détour anodin mène souvent au fil conducteur de la difficulté actuelle.

La scansion

Ponctuer la séance sur un point d'ouverture

Interrompre la séance lorsqu'un mot ou une formule fait surgir un écho inédit. Cette ponctuation donne du relief à ce qui vient d'être énoncé et permet de repartir avec une pensée vive plutôt que d'épuiser la parole.

Le silence

Une présence active, jamais une indifférence

Le silence permet au sujet d'explorer son propre savoir. Mais lorsqu'il risque d'être vécu comme un abandon ou une violence, j'interviens activement pour soutenir la réflexion, poser une question ou éclairer un obstacle.

Le divan

En face-à-face d'abord, un outil sur mesure ensuite

Les consultations ont lieu en face-à-face. Le divan n'est ni un passage obligé ni une fin en soi : il peut être proposé lorsque s'affranchir du regard du praticien aide à libérer l'écoute de soi.

Pour aller plus loin

Engager un premier entretien

La première consultation permet de cerner ce qui vous amène à consulter et de réfléchir aux modalités d'accompagnement les plus adaptées. Il n'est pas nécessaire de savoir précisément ce que vous cherchez ni de parvenir immédiatement à formuler votre demande. Venir avec vos doutes et vos hésitations fait pleinement partie du processus.

  • Une rencontre avant tout : La qualité du lien thérapeutique est au cœur de ma pratique. Il faut que quelque chose puisse se nouer dans cette rencontre pour que la confiance se construise progressivement. Mon rôle est d'abord d'écouter ce que vous n'avez peut-être pas encore pu faire entendre ailleurs.
  • Un espace pour penser librement  : L'espace thérapeutique n'est pas un tribunal. Il s'agit de pouvoir suspendre autant que possible les catégories morales du bien et du mal, très présentes dans notre quotidien comme dans le regard que nous portons sur nous-mêmes. La question devient alors moins : « Est-ce bien ou mal de penser cela ? » que : « Qu'est-ce que cela dit de moi, de mon histoire, de mes relations ou de la place que j'occupe ? »